Tactiques de meute

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Tactiques de meute

Message par Cordea le Lun 26 Déc 2016 - 3:32



L'art de la guerre et celui de la chasse se confondent au sein des Traquelunes. Ces derniers privilégient toujours l'embuscade à la bataille rangée en raison de leur nombre mais aussi de leur environnement duquel ils tiennent un avantage de taille : celui de pouvoir se dissimuler. L'instinct oblige théoriquement un worgen à se précipiter seul à l'encontre de son adversaire, mais les Traquelunes ont découvert de nouveaux aspects de leur forme leur permettant de se coordonner efficacement pour assaillir à plusieurs une même proie. Outre cette faculté, leur humanité retrouvée leur permet d'élaborer des plans construits et de suivre une doctrine. Mais la comparaison avec un régiment de l'Alliance s'arrête ici. Si certains érudits kaldorei ont essayé par le passé de consigner leurs tactiques, ces travaux ont systématiquement abouti à des échecs. Et pour cause : la coordination des Traquelunes s'articule autour de leur chef et ce dernier n'a généralement pas de stratégies préétablie si ce n'est de mettre en application l'entraînement de chacun.

A travers ces élans de violence canalisés se retrouve un schéma proche de celui de la hiérarchie de meute. On pourrait même ajouter que celle ci découle de la position que chacun occupe lors de la Grande Chasse :


La mise en œuvre de la traque :

N'étant pas toujours renseignés sur la proie à laquelle ils feront face, les Traquelunes opèrent selon trois façons pour la débusquer :

- Soit ils avancent jusqu'à obtenir un contact visuel avec leur proie. Cette méthode est certainement la plus simple, mais de loin la plus rare. S'ils l'emploient, c'est généralement en terrain de plaine ou lorsqu'ils éprouvent le besoin d'attirer l'ennemi à eux.

- Soit ils suivent une piste olfactive colportée par le vent. Auquel cas ils remontent la piste en s'assurant que chacun ait pu s'imprégner de celle ci. Il s'agit certainement de leur plus grand atout car chaque être a une odeur propre à laquelle le worgen est non seulement capable d'associer son image mais aussi son vécu.

- Soit ils suivent des empreintes laissées par la proie. Dans ce cas précis, le jeu de piste est de mise pour le meneur du groupe car c'est sur ses épaules que repose la réussite ou non de la traque. N'ayant pas le vent pour se repérer, il doit s'efforcer de déceler les détails ou les odeurs lui permettant de remonter le trajet de la proie.


Le déplacement :

Dans l'hypothèse qu'une proie soit encore loin du groupe, celui progresse en file indienne afin de diminuer l'effort et de permettre à chacun de se suivre sans discontinuer. Le chef de meute est toujours en tête de file. Les plus faibles sont au centre de celle ci. Les arrières sont quant à eux protégés par un dos gris. Il arrive que les druides prennent la tête lorsque leurs pouvoirs leur permettent d'avancer plus vite. Dans ce cas, ils occupent la place d'éclaireur.


L’abatage :

Lorsque l'occasion est propice à lancer une embuscade, les worgens se regroupent derrière leur chef de meute et attaquent tous ensemble. Face à de nombreux ennemis, les dos gris s'efforcent de se répartir pour coordonner l'attaque. A l'inverse, face à une proie particulièrement forte, le chef de meute entraîne à sa suite les worgens, cherchant avant tout à mutiler la cible en s'attaquant à ses jambes ou à ses yeux pendant que les autres l'achèvent au sol. Couramment, les Traquelunes préfèrent causer un maximum de perte en un minimum d'effort plutôt que de s'enliser. Si la proie est capable de s'échapper, ils la poursuivent derrière le chef de meute qui cherche de nouveau à l'immobiliser. Le chef de meute est le seul à décider de l'arrêt ou non d'une telle action.


La retraite :

Généralement, celle ci est employée de manière instinctive quand le nombre ou la menace pèse sur l'efficacité de la meute. Par un grondement cinglant, le chef intime à ses subordonnés de se disperser dans les bois. Surprenante dans un premier temps, cette manoeuvre a l'intérêt de troubler la concentration de l'adversaire pendant que les worgens se préparent à refrapper. Une usure régulière est de loin ce qu'il y a de plus efficace dans un environnement tel que celui d'Orneval et les worgens sont capables de tirer partie de leur vitesse pour se désengager et ré-attaquer aussi vite.


La fin de la traque :

L'objectif des Traquelunes n'est jamais d'éradiquer un adversaire si celui ci n'est plus capable de poser une menace sérieuse pour la meute ou la forêt. Quand la chasse se termine, les blessés sont rapidement achevés pendant que les fuyards détalent. Il est rare que les worgens s'attardent à dépouiller leurs victimes tant l'équipement de celles ci est dénué d'intérêt à leurs yeux. De même, ils ne prélèvent jamais de chair sur un humanoïde ; le cannibalisme est un acte contre nature que la Déesse Mère ne saurait tolérer chez ses enfants. Les animaux chassés pour la nourriture font toutefois l'objet d'une certaine révérence. Dans tous les cas, les Traquelunes ne restent guère longtemps à proximité des lieux de l'embuscade, préférant parfois emmener leurs victimes au fond des bois pour les traiter.


La gestion des prisonniers :

Dans l'éventualité où des survivants seraient capturés et épargnés, les Traquelunes s'efforcent de les ramener au plus vite aux mains des elfes de la nuit, les considérant comme des poids morts, voir des dangers potentiels. Jouer avec la "nourriture" n'est pas non plus une pratique saine à leurs yeux ; dans l'ensemble, ils se limitent à estropier leurs victimes plutôt que de la laisser se déplacer à leurs côtés, mais les sévices s'arrêtent là.
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